Le tableau ci-dessous semble montrer que le rapport du SMIC au salaire moyen n'est pas le facteur principal influençant le chômage. A moins qu'il n'y ait que des pays très libéraux comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande qui puissent se permettre de hauts niveaux de salaire minimum sans dégréver le chômage. (Notons que nombre d'analystes contestent la pertinence du taux de chômage de la Suède.) Pour la France, la baisse du SMIC ou des mesures aux effets similaires permettrait de réactiver l'ascenseur social -je pense aux banlieues françaises- et de diminuer ce que Goucho nomme la précarité c'est à dire le travail temporaire ou le Contrat à Durée Déterminée.
Un petit jeu pour ce samedi soir: en lançant "Tiananmen" sur google, on obtient ceci. Si on choisit le chinois, on obtient tout autre chose (Référence Johan Norberg). Malheureusement, il n'y a pas de "bug" informatique dans cette mouture chinoise de google.
Un article de Jacques Garello paru dans le cercle des libéraux évoque les causes essentielles du chômage. En voici une représentation visuelle grâce à un diagramme en arêtes de poisson. L'analyse de Pareto ou la loi des 80/20 considère que 20% des causes sont responsables de 80% des effets. Ce constat fait, il reste aux politiques de choisir de s'attaquer à l'une ou l'autre de ces causes et d'en mesurer les effets quelque temps après. Les causes essentielles pour Garello sont "le coût prohibitif de la main-d'oeuvre dû aux charges sociales, l'impossibilité de licencier quand l'activité de l'entreprise l'exige." La lutte contre le chômage a déjà été expérimentée maintes fois et certaines mesures ont produit des effets dans nombre de pays. Reste à mettre d'accord tout le monde. Il semble qu'en France, le consensus se limite à ne jamais rien tenter qui soit efficace.
En écoutant ce matin 27 janvier, les matins de France-culture, j'ajouterais un quatrième symptôme correspondant aux maux du capitalisme français (voir article : Le capitalisme français est sans doute le plus antisocial des capitalismes européens). Le risque zéro. Les patrons français ne prennent aucun risque et semblent exclure du moindre entretien d'embauche les jeunes des banlieues. C'est ce que le film de Yamina Benguigui "Plafond de verre" semble montrer. Ces jeunes gens compétents et riches en diplômes ne peuvent pas être embauchés, ils ne sont pas convoqués aux entretiens. Ainsi la rigidité de l'emploi en France aurait pour conséquence indirecte : la discrimination et le blocage à la base de l'ascenseur social pour ceux qui le méritent. Dans le vif du sujet, Philippe Robert sur le Blog Liberté-Avenir exprime son espoir de voir évoluer le MEDEF grâce à Laurence Parisot. Il a raison. Pour un libéral en France, c'est si rare d'avoir chaud au coeur, on se fera un petit plaisir en écoutant ce discours de Laurence Parisot (Voir vidéo.)"L'entreprise, c'est la vie!"
Reagan avant de prendre le pouvoir avait annoncé la couleur. « Quand nous sauvons les vies des meurtriers, c'est comme si nous échangeons leurs vies contre la vie de 8 victimes pour chaque meurtrier que nous n'exécutons pas. Voilà un type d'inflation que nous ne pouvons accepter » Ronald Reagan 1977. » La population carcérale aux USA est de 2 millions pour 290 millions d'habitants soit un peu moins de 1% de la population. Depuis les lois répressives des années 80, la population carcérale a été multipliée par trois. Si nous appliquons ce schéma au cadre français: 60 000 personnes emprisonnées actuellement, nous multiplierions par 10 le nombre de détenus jusqu'à 600 000. Si on compare le nombre total de meurtres entre les deux pays, ce rapport est aussi de l'ordre de dix (exemple de comparaison sur les crimes). Pour ce qui concerne les délits mineurs, l'Amérique est aussi bien classée désormais (exemple des vols de voiture) que nombre d'autres pays. Nicolas Lecaussin dans son livre "Cet état qui tue la France" p243 aborde la question du chômage lié à l'emprisonnement en rejettant l'argument qui veut que les incarcérations diminuent les taux de chômage."Seulement un tiers des personnes avaient un emploi au moment de leur arrestation". Ajoutons également que les statistiques élevées concernant les délits montrent parallèlement le degré de confiance des habitants envers leur police. Il est aux USA l'un des meilleurs du monde. Dans un article du New-York Times, paru en Octobre 2005, le journaliste remarque que les condamnations à perpétuité sont fréquentes pour pallier aux peines capitales. Moins de 2/3 de ces condamnations le sont pour meurtre. Depuis ces mêmes années 80, les condamnations bénéficient rarement de remise de peine. Les raisons de cette tendance à la punition sont difficiles à appréhender. "Un appétit pour la tradition calviniste" avance le professeur Tonry qui ajoute « c'est la raison pour laquelle nous ne sommes pas un état socialiste protecteur, tu as ce que tu mérites: que cela soit bon ou mauvais". Pour le « district Attorney » de Pennsylvanie : "si vous tuez quelqu'un, c'est la vie pour la vie sans remise de peine". La liberté aux US se paie au prix le plus fort pour ceux qui contreviennent aux règles de base. La plupart du temps, les politiciens n'exercent pas leur droit de grâce pour ne pas perdre leurs électeurs. À l'exception d'Arnold Schwarzenegger, républicain, qui n'a pas ce genre de calculs: il a déjà gracié 103 personnes dont 89 étaient condamnés pour meurtre. Il commence à rentrer dans le rang et a décliné dernièrement la grâce de Tookie. Point positif dans ce contexte très répressif, il y a une baisse nette depuis 20 ans de la délinquance. Références: le site http://www.nationmaster.com permet de faire des comparaisons dynamiques et le site suivant donne les valeurs officielles du FBI.
Le capitalisme français jonglant avec les aides à l'emploi, engoncé dans les régulations, pris en étau par des syndicats sans réel esprit de négociation, est un capitalisme qui traite ses employés de manière peu exemplaire. Quelques symptômes:
Le recours systématique au Contrat à Durée Déterminé : les CDD. Dans un capitalisme civilisé, les Contrats à Durée Indéterminés sont la norme.
Le recours au travail temporaire : Manpower, entreprise de travail temporaire fait plus de chiffre d'affaires en France que dans le monde entier. Manpower pallie les incohérences sociales créées par le capitalisme français.
L'exploitation des stagiaires : voir génération précaire dont les militants se font tabasser par les contestataires institutionnalisés de la CGT.
Ce "capitalisme" dur n'est pas au niveau de celui pratiqué par la plupart des démocraties libérales, mais il fait ce qu'il peut. Malgré lui, il engendre sa propre contestation et la propension de celle-ci à généraliser ses effets pervers à la mondialisation libérale. Néanmoins, le capitalisme français est sans doute un havre de paix devant certaines entreprises publiques aux pratiques peu recommandables comme France-Télévision qui recourt abusivement aux stagiaires et aux intermittents du spectacle.
En complément d'un article qui paraîtra ces jours prochains "Le bilan de la politique de Chavez au Venezuela ou la mise au pas graduelle d'un pays", on trouvera ici un florilège de l'attachement sans faille du Monde Diplomatique à la révolution bolivarienne... 1999 : Ignacio Ramonet "Sur le plan économique, le commandant Chávez souhaite s’éloigner du modèle néolibéral et résister à la mondialisation. « Il nous faut, dit-il, rechercher le point d’équilibre entre le marché, l’Etat et la société. Il faut faire converger la main invisible du marché et la main visible de l’Etat dans un espace économique à l’intérieur duquel le marché existe autant que possible et l’Etat autant que nécessaire. » 2000 : Pablo Aiquel "Jusqu’ici, M. Chávez a instauré une organisation centralisée, où toutes les décisions doivent passer par Caracas. D’autant que les partisans chavistes prennent parfois au pied de la lettre la rhétorique guerrière du mouvement et vont trop loin, comme cette enseignante, auteur d’un livre d’instruction « pré-militaire » pour élèves du lycée, qui tenait un discours xénophobe et ultra-nationaliste. Grand voyageur, M. Chávez s’est permis de devenir le premier président élu à rendre visite, le 10 août, à M. Saddam Hussein, non sans faire grincer des dents du côté de Washington. Il a assuré que, le 25 décembre, on pourrait déjà mesurer l’avancement de ses plans sociaux. Ceux-ci prévoient aussi un volet spécifique pour l’Etat sinistré de Vargas (victime des inondations de décembre 1999), ainsi qu’une augmentation de la participation de l’armée dans l’économie. Deux problèmes majeurs menacent cependant le changement « bolivarien » : le chômage et la délinquance. Plus de quatre-vingts personnes sont assassinées chaque fin de semaine dans tout le Venezuela, une cinquantaine dans la capitale. Par ailleurs, le gouvernement avoue que le taux de chômage avoisine les 15 %, alors que 54,3 % des travailleurs stagnent dans l’économie « informelle » 2002 : Ignacio Ramonet "Ce qui stupéfie, tout d’abord, c’est la quasi-absence d’émotion internationale devant le forfait commis contre un gouvernement qui conduit, dans le plus grand respect des libertés, un programme modéré de transformations sociales et incarne l’unique expérience de socialisme démocratique en Amérique latine." 2002 :Maurice Lemoine "Et tout cela sur fond de navettes entre Caracas et Washington, ville d’où l’administration de M. George W. Bush multiplie les banderilles verbales à l’encontre du président « bolivarien ». Son peu d’empressement pour épouser la « lutte antiterroriste », en particulier contre les guérillas colombiennes, ses accords militaires avec la Chine et la Russie, son discours antimondialisation et sa révolution font chaque jour un peu plus grincer des dents. Provocations et auto-attentats risquent d’assombrir le proche futur. Car du dénouement de cette bataille à forte odeur de pétrole dépend l’avenir du Venezuela. Et des réformes sociales dont ce pays a d’urgence besoin." 2003 : Maurice Lemoine "Malgré ces crimes, malgré le sang, dans ces immenses étendues où le ciel rejoint la terre et où l’on proclame un appui indéfectible « à notre comandante, le président Hugo Chávez », l’enthousiasme dépasse l’imagination. Partout on se salue par de vibrants « Epa chámo, como está la lucha ? » « Hola, l’ami, comment va la lutte ? ». Partout on parle maïs, sorgho, légumes, fruits, bétail, pisciculture et mise en production, nouvelles écoles et nouvelles maisons." 2004 : Maurice Lemoine "Durant l’année 2003, le Venezuela enregistre une chute de l’activité économique de 9,5 %, qui ruine le pays et torpille (là est le but) les programmes sociaux. Cependant, après avoir dépensé des millions de dollars pour en finir avec M. Chávez, consacré des milliers d’heures de télévision à le déstabiliser, l’opposition subit à nouveau une cinglante défaite. Une formidable vague d’électeurs déferle des collines pour appuyer le « processus populaire ». Beaucoup votent pour la première fois : le registre électoral a incorporé plus de deux millions de nouveaux électeurs en à peine un an. La participation, sans précédent, causera des files d’attente invraisemblables, obligeant certaines personnes à faire la queue durant treize heures pour pouvoir voter." 2005 : Maurice Lemoine "Le 31 janvier 2005, le président vénézuélien Hugo Chávez a reçu un accueil triomphal de la part des militants altermondialistes rassemblés lors du Forum social mondial de Porto Alegre. Celui qui est devenu pour la gauche latino-américaine le symbole de la résistance au néolibéralisme et à l’hégémonie étatsunienne a estimé à cette occasion qu’il était urgent de « mettre en place une économie sociale pour dépasser le capitalisme ». Déjà soumis par le passé à la vindicte de la Maison Blanche, qui a tout fait pour le déstabiliser, M. Chávez redevient la bête noire de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et des nostalgiques de la guerre froide." 2006 : Ignacio Ramonet "Dans une atmosphère marquée par le récent succès remporté, à Mar del Plata (Argentine), contre le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA, ALCA en espagnol) et par la victoire électorale, le 18 décembre 2005, de M. Evo Morales en Bolivie, les participants au Forum de Caracas pourront vérifier dans les faits, en observant la nouvelle réalité vénézuélienne, que la globalisation n’est pas une fatalité. Qu’il est possible de la faire reculer. A condition de demeurer fidèle à des valeurs de justice et de solidarité, de ne pas céder, de ne pas trahir. Et de savoir faire preuve d’une inébranlable volonté politique."
Alors que le gouvernement accuse Jospin de ne pas avoir davantage mis à profit la forte croissance des années 1998-2002 pour réduire la dette de l'Etat. Martine Aubry, réplique en déclinant les évolutions de celle-ci par gouvernement. La droite n'en sort pas grandie. Maigre consolation pour elle, la période où Chirac entre 1986-1988 a été un premier ministre un zeste libéral malgré lui, a vu le chômage décroître légèrement (Référence INSEE: 45ans de travail dans les pays industrialisés) comme les autres pays et la dette française à peine augmentée. "Tout fout le camp!" Et Goucho se marre...
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Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!