Vendredi 20 juin 2008
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Dans l'Est Républicain du 19.04 Elisabeth Badinter ne crois pas que 11000 professeurs de plus puissent changer quoi que ce soit. "On a eu un tournant dangereux
dans les années 80-90 quand on a complètement dévalorisé le bac en prétendant que 80% d'une classe d'âge pouvaient y accéder, quand on a dévalorisé les universités en refusant toute
orientation...
Un bon prof, c'est quelqu'un qui arrive à s'emparer de l'attention de sa classe, en passionnant ses élèves, ce qui demande une qualité qu'on ose jamais évoquer: le talent.
Un bon prof, c'est aussi un acteur. Le défi est encore plus grand dans les quartiers défavorisés : il faudrait y envoyer les meilleurs des meilleurs, ce qui signifie leur proposer beaucoup
d'argent"
Par Le crédule libéral
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Dimanche 15 juin 2008
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00:45
Si vous discutez avec un républicain US endurci, il vous dira que les démocrates fomentent les guerres et que les républicains les arrêtent. (Bush a néanmoins
mis à mal ce vieil adage). Si vous discutez avec un sympathisant de droite endurci et féru d'histoire, il vous dira qu'en France, le parti socialiste etait pacifique en 1940, les communistes à la
botte de Staline pendant que la droite était du coté de la liberté et que la gauche faisait appel à De Gaulle pour faire cesser la guerre d'Algérie. Néanmoins, nous pouvons être fier d'une partie
de notre gauche qui ne s'en laisse pas conter dans sa lutte contre le totalitarisme islamique. Caroline Fourest avec le vénérable Charlie Hebdo est une digne représentante d'un courant de gauche
plutôt libéral qui ferraille contre cette gauche totalitaire qui n'hésite pas à sympathiser avec les courants les plus glauques de l'islamisme. On écoutera son dernier entretien avec Yves Calvi sur France-Inter.
Par Goucho
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Mardi 10 juin 2008
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Jean Ziegler est un essayiste suisse particulièrement virulent envers le capitalisme des grandes entreprises. Je n'ai pas lu son livre "L'empire de la honte"
, mais en général lorsqu'on s'en prend aux grandes entreprises, c'est plutôt pour dénoncer un capitalisme sauvage avec des accents alter-mondialistes. "L'intérêt privé s'est imposé, au lieu de
l'intérêt collectif." Je me suis amusé lorsque France-Inter en guise d'échauffement à l'émission de Daniel Mermet a repris ses déclarations. Sans doute, a-t'on mal lu entre les lignes mais sa diatribe plaide également contre un protectionnisme des grands pays comme les
USA, le Canada et l'Autralie qui subventionnent leur agriculture.
"Je souhaitais trois décisions. Tout d'abord, l'interdiction totale de brûler de la nourriture pour en faire des biocarburants. Ensuite, retirer de la Bourse la fixation des prix des aliments
de base, et instaurer un système où le pays producteur négocie directement avec le pays consommateur pour exclure le gain spéculatif. Troisièmement, que les institutions de Bretton Woods, notamment
le Fonds monétaire international, donnent la priorité absolue dans les pays les plus pauvres aux investissements dans l'agriculture vivrière, familiale et de subsistance."
La France est en Europe le héraut de ce type de
politique et l'arrivée de Sarkozhy n'y a rien changé. Il est piquant également de savoir que les principaux soutiens à ce protectionnisme prédateur ne sont pas les Bush et encore moins McCain, mais
plutôt la radieuse Hillary et le charismatique Obama (à leur décharge avec nombre de républicains également) dont on ne saurait douter de l'attachement virtuel à vaincre la pauvreté et la faim dans
le monde. Voir l'article de Johan Norberg ici.
"The hypocrites Obama and Clinton"
Par Le crédule libéral
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Jeudi 5 juin 2008
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00:17
Selon l'adage, État-providence et immigration libre ne sont pas compatibles. Philippe Legrain pense le contraire. Cette idée nouvelle
pourrait rendre vaine toute justification à la fermeture des frontières. Legrain avance les raisons suivantes :
"Il est ironique que les opposants à l'immigration, qui ont tendance à priser leur "maison", "racines" et "nation", ne reconnaissent pas que d'autres pourraient aussi être attachés à leur
pays natal, Mais, tout comme les Suédois ne se précipitent pas en Irlande pour réduire leurs impôts, et les Roumains ne passent pas tous en Suède afin de revendiquer le bien-être, l'ouverture
des frontières vers le reste du monde est hautement improbable de conduire à une invasion des immigrants. La notion que la liberté implique la migration et fournit la charité au monde entier est le
symptôme d'une peur irrationnelle.
La liberté de migration ne ferait pas nécessairement augmenter le taux de chômage, elle modifierait sa composition.
La plupart des économistes conviennent que le libre-échange est généralement bénéfique, de même cela est certainement vrai de la liberté de migration, qui est, en effet, une forme de commerce
international.
Les principaux avantages économiques de l'augmentation de la mobilité internationale du travail pour un pays comme la Suède peuvent brièvement être classés comme suit:
1. Stimuler l'innovation et de l'entreprise - en raison des immigrants et de la diversité - et donc soutenir à long terme la croissance de la productivité;
2. L'accroissement de la concurrence et le dynamisme - le travail d'arrache-pied des étrangers accroît les gains de productivité des travailleurs natifs;
3. Faciliter la flexibilité et l'adaptabilité - tout comme cela est bénéfique pour les gens à passer de Göteborg à Stockholm si leur travail est demandé, il en va de même de Varsovie ou de
Manille: la pénurie d'emplois peut rapidement être comblée par les travailleurs étrangers, qui ont tendance à être plus disposés, une fois arrivé, d'aller là où sont les emplois, et à changer
d'emploi quand les conditions changent;
4. Les gains d'efficacité de la spécialisation et une division plus fine du travail avec des travailleurs étrangers peu qualifiés permettent aux Suédois de se spécialiser dans des emplois
hautement qualifiés, et de mettre l'accent sur les spécialités qu'ils préfèrent ou dans lesquelles ils excellent;
5. Réaliser des économies d'échelle avec une population plus large et / ou le regroupement de certains types de travailleurs et de l'industrie, comme dans la Silicon Valley ou la ville de
Londres;
6. Arriver à des gains de main-d'œuvre à partir des complémentarités avec les immigrants;
7. Augmenter les gains de capital à partir des complémentarités avec les travailleurs immigrants;
8. Accrôitre le gain pour les consommateurs: prix plus bas et choix plus vaste.
Les électeurs doivent être convaincus que la migration est une opportunité, pas une menace. C'est une question de droits de l'homme, d'humanité ainsi que d'intérêt. En fin de compte, le choix est
entre un monde ouvert, dynamique et progressif, et un autre, stagnant et réactionnaire."
Par Le crédule libéral
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Samedi 31 mai 2008
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Le modèle de l'UBS avait été trés bon en 2006 pour prévoir le vainqueur de la coupe du monde de football. Pour l'Euro, plus difficile à modéliser et beaucoup plus
concurrent, elle avance la République Tchèque. Voir ici.
Par Goucho
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Vendredi 30 mai 2008
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Les riches consomment plus de services, les pauvres plus de produits. Grâce aux importations chinoises notamment, l'inflation est plus faible sur les produits de base
que sur les services. En tenant compte de ces différentiels d'inflation, les auteurs corrigent les statistiques officielles sur les inégalités et constatent que les inégalités n'ont pas vraiment progressé depuis 94.
Référence Norberg.
Par Le crédule libéral
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Dimanche 25 mai 2008
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00:22
Les pays nordiques sont irrépressiblement attachés à la mondialisation et au libre-échange. C'est le credo d'une étude citée par Johan Norberg.
"The Nordic countries are wedded to free trade and have, with some sectoral exceptions, been in favour of free trade already for a very long time."
Ainsi faisant, ils participent à plein régime au jeu du commerce mondial. La manne qu'ils dégagent de leur économie leur permet le luxe d'un État-providence. L'axe vertical montre le taux de
régulation du travail par rapport à celui des marchés. Les pays nordiques sont dans le coin gauche en bas pendant que la France et l'Italie sont en haut à droite.
Il faut reconnaître également que la gestion budgétaire de leur État-providence est ciblée. D'après Esping-Andersen, (c'est Gauche
Totalitaire qui l'ajoute) en mettant l'accent sur les créches de la petite enfance, en aidant les femmes au travail, ils réussissent à maintenir un taux de fécondité au-dessus des
autres pays européens et offrent aux plus pauvres des possibilités inédites de briser le mur des inégalités par rapport à d'autres pays. Voir ici aussi.
Par Le crédule libéral
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Mardi 20 mai 2008
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00:23
Entendu, il y a deux mois cette petite conversation dans une petite poste de village en Suisse entre le guichetier et un Vénézuelien d'une soixantaine d'années.
"De toute façon, tout le monde sait que les enfants des FARC font leurs études à Caracas." Aujourd'hui, la collusion entre les FARC et Chavez semble une évidence, d'autant plus que le PC
de Reyes n'a pas été trafiqué par les services colombiens. Pour notre ami Daniel au Venezuela, cela fait longtemps que ces accointances ne font pas de doute.
"We already knew that. The difference now is that there will be
real documents that could not be excused away by Chavez (and Ecuador's Correa who had no business at all in cavorting with the FARC this early in his term)."
Voir ici.
et là : ("Evidence of Venezuela's support for terrorism could carry Hugo Chávez to the pariah status he deserves")
Par Le crédule libéral
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Dimanche 18 mai 2008
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"Society is for the left what God is for Christians". Tel un sujet de philo au bac, c'est la citation qu'on peut extraire de l'article ci-dessous de Jamie Whyte. La notion de société serait une pure abstraction de
politiciens. Reprenant les mots de Thatcher "They're casting their problem on society. And, you know, there is no such thing as society. There are individual men and women, and there are
families. And no government can do anything except through people..."
Par Le crédule libéral
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Samedi 10 mai 2008
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L'inflation, c'est la solution préférée de Bernard Maris pour annihiler la dette française. Voici ce qu'en pensait l'économiste politique Henry Hazlitt dans les années soixante. Voilà peut-être ce que
les États nous réservent. On pourra toujours dire que c'est la faute du capitalisme prédateur et du libre-échange...
L'inflation, pour résumer, est l'augmentation du volume d'argent et de crédit bancaire par rapport au volume de marchandises. Elle est nocive parce qu'elle déprécie la valeur de l'unité
monétaire, élève tout le monde du coût de la vie, impose ce qui est en vigueur un impôt sur les plus pauvres (sans exception) aussi haut que le taux de l'impôt sur les plus riches, elle élimine la
valeur de l'épargne passée, décourage l'épargne future, redistribue la richesse et le revenu étourdiment, encourage et récompense la spéculation aux dépens de l'épargne et du travail, mine la
confiance en la justice d'un système de libre entreprise, et corrompt la morale publique et privée.
Par Le crédule libéral
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