Surprise! Malgré une campagne dynamique de la part de la gauche, l'introduction d'un salaire minimum sur Genève a été refusée. La droite genevoise en était toute étonnée. Hérésie économique : le SMIC est un instrument de démagogie accordée aux politiques pour se faire mousser. Trop haut, il asphyxie, trop bas, c'est comme s'il n'existait pas. Sans doute, ont-ils écouté les arguments du conseil d'état qui a pris l'exemple de la France
Les recherches actuelles ne démontrent pas qu’un salaire minimum légal, même élevé, soit en mesure de réduire la pauvreté. Au contraire, une étude récente
atteste qu’il n’y a pas eu de baisse significative du taux de pauvreté
en France depuis une douzaine d’années, malgré la hausse importante du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) sur cette période. La hausse du
SMIC n’a eu d’impact ni sur le pouvoir d’achat, ni sur le salaire médian.
A moins qu'ils aient lu l'excellent petit livret d'introduction à l'économie "Introduction à l'économie" écrit par Jacques Généreux, ami de Mélenchon. En effet, pour Généreux, le SMIC empêcherait l'accés au travail des plus défavorisés.
Dans l'imagerie de gauche, les banquiers sont synonymes de voyous. La gauche n'a pas toujours tort, elle a ceci de merveilleux, c'est que souvent elle met le doigt où cela fait mal, mais s'empresse d'aller chercher les solutions préconisées par des docteurs Diafiorus à sa façon. Elle est ainsi capable de faire des saignées à l'économie, de s'acculer parfois au suicide pour lutter contre les mensonges des méchants capitalistes, au nom de son idéal. Les banquiers voyous existent, ce sont ceux qui ne respectent pas les accords de Bâle, ceux qui ont un ratio de fonds propres aussi guilleret que leurs annonces publicitaires et déclarations d'optimisme. Ainsi, il m'est amusant de considérer que travailler dans une banque privée, qui respecte ces ratios car totalement au service de ses clients, est une manière efficace de travailler pour les droits de l'homme. En effet, à l'origine, les banques privées ont permis de sauver nombre d'avoirs de résidents Allemands fuyant le nazisme. Aujourd'hui, les états sont progressistes, mais très dépensiers, en toute obscurité, comme les grandes banques avec lesquels ils travaillent de concert. Ainsi, les banques privées continuent d'être un refuge pour les " riches". Je vois déjà tomber les chaussettes de Goucho. Elles sont aussi un refuge contre la tendance totalitaire des états progressistes qui consisterait à créer un lien automatique et transparent qui informerait ceux-ci de l'ouverture d'un compte par un de leurs ressortissants dans une de ces banques privées. Pour le point de vue biaisée de Goucho à travers les vases communicants de sa réflexion, c'est une avancée certaine de la démocratie, puisque par définition, un " riche" est forcément coupable d'avoir extorqué cet argent à quelque pauvre. Dans cette lutte pour les droits de l'homme, la Suisse est d'ailleurs seule contre tous. Pour réfléchir à cette hypothèse peu conventionnelle, mais combien rafraîchissante, on lira le résumé de l'intervention de Daniel J. Mitchell du Cato institute, à Genève. Pour lui, les conséquences de cette " harmonisation" nuiraient notamment à l'Amérique, mais pour les rond-de-cuir, ceci ne vaut pas l'assentiment des électeurs et une place à court terme au petit paradis de la " bien-pensance".
Jacques Sapir, éminent et sérieux avocat du protectionnisme, prédit la fin de l'euro pour 2012, le 7 avril dans l'émission "Ce soir ou jamais". Il rejoint en ce sens nombre d'économistes qui s'étonnent qu'on ait pu créer une monnaie commune avec un ensemble de nations aux politiques disparates. On citera des libéraux comme JP Chevallier et les Hayekiens qui depuis quelques années abondent dans ce sens... Ce qui était inconcevable hier, s'énonce aujourd'hui.
J'ai retrouvé cette réflexion sur l'affaire Redecker.
Pour Taslima Nasreen, les politiciens indiens, malgré la laïcité de cet état, ont préféré ne pas fâcher quelques-uns de leurs électeurs. Ils se sont désolidarisés
de son combat contre les intégristes musulmans et l'ont laissée tomber. C'est une tendance assez naturelle, finalement. On pourrait les comprendre quand on voit l'indignation de Bohringer face à
Robert Redecker. Les artistes comme les politiques aiment être aimés de leur public ou de leurs électeurs. Ils feront
dans la nuance ou se tairont. Bohringer ménage la chèvre et chou avec la fougue d'un comédien! La détresse de Taslima Nasreen est grande face aux grands ogres totalitaires. On soulignera la solitude courageuse et calme de Redecker dans l'émission de
Ruquier. Sa critique de l'islamisme est sans nuance. On peut la trouver excessive et un peu désespérée car il
considère l'islam comme intrinsèquement totalitaire. Cette façon de voir offre peu de place à l'espoir, néanmoins, elle a au moins le mérite de tenter de nous éclairer sur les dangers de
l'obscurantisme croissant de l'islam extremiste, qui semble échapper à beaucoup.
On trouvera ci-dessous une reprèsentation des chamailleries qui parsemèrent la naissance du parti socialiste au début du XXème siècle.
Les socialistes avaient inventé une forme de théâtre mélodramatique avec dans le rôle du méchant, le capitalisme. Dans le rôle du gentil : la classe ouvrière. Les sentiments et les aventures
de ce théâtre était rivés à l'aune de la lutte des classes et de l'avènement du prolétariat. On passait des émotions les plus extrêmes : joies ponctuées par l'internationale aux insultes
vengeresses jusqu'à parfois la damnation et l'exclusion. Jean Jaurés faisait parfois office de vilain petit canard car il avait osé avançer en France sur un terrain réformiste qui préfigurait la
social-démocratie. Voir article précédent sur Jaurès, socialiste libéral. Le parti socialiste est-il toujours
guesdiste?
| Jean Jaurès | Jules Guesde (Lénine, Rosa Luxemburg) |
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« En France, l'influence politique des juifs est énorme, mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l'argent. " |
"La république n'existera qu'au jour où Rotschild sera devant un peloton d'exécution" |
| il n'y a qu'une race, l'humanité! | « Si c’est être autoritaire, en effet, que de ne pas vouloir comme certains orateurs de Montmartre “la liberté pour les capitalistes comme pour les travailleurs”, – alors oui, nous sommes autoritaires. » |
| C'est une injustice meurtrière de nous reprocher les fautes, les crimes de ceux que nous ne soutenons que pour empêcher des crimes plus grands ! » | Il serait temps que l'on se rappelât que le socialisme n'a pas pour objectif la libération d'un capitaine d'état-major, mais l'affranchissement du prolétariat. |
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Aller à l'idéal et comprendre le réel".
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Vous dîtes et vous concluez que vous aviez raison dans la campagne Dreyfus parce qu'elle a conduit Millerand dans le cabinet de Waldeck Rousseau. Je dis mois, que là est la condamnation définitive de votre campagne. |
| Et c'est ainsi que nous voulons discuter encore ;et nous voulons préparer au grand jour la grande unité socialiste, la grande fraternité socialiste, par la lumière, par la raison, par l'organisation ; et cela pour faire d'abord oeuvre de réforme, et dans la réforme, oeuvre commençante de révolution ; car je ne suis pas un modéré, je suis avec vous un révolutionnaire. | Le Millerandisme est l'expérience la plus considérable en matière d'application de la tactique politique révisionniste sur une grand échelle. Lénine |
| Nous accusons le détestable système de morcellement socialiste qui empêche les explications de se produire, les consciences de s'affirmer. | Le Parti Socialiste, parti de classe ne saurait devenir sous peine de suicide un parti ministériel. |
| Ce qu'il faut exclure c'est l'esprit d'exclusion! | Jean Jaurès est un dupeur et un menteur! |
| Jules Guesde a le génie de la simplification |
Il faut couler, sans distinction de pilote, le vaisseau qui porte la classe capitaliste et sa fortune
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"Et voilà pourquoi l'objet essentiel du socialisme, collectiviste ou communiste, est de transformer la propriété capitaliste en propriété sociale" |
Ce que nous pouvons et devons faire dans la présente société, c'est d'obtenir pour les travailleurs le plus d'avantages immédiats possibles. Il ne s'agit pas de faire du socialisme dans le milieu actuel... Il s'agit d'arracher à ce milieu, sous quelque forme que ce soit, une vie meilleure, moins de travail et plus de liberté pour le prolétariat, ainsi mieux armé pour opérer lui-même son affranchissement final.. |
| Oû l''erreur commence, c'est lorsqu'on attend la chute soudaine du capitalisme et l'avènement soudain du prolétariat... | Vous vous faîtes le défensuer des dernières combinaisons de la diplomatie capitaliste. Vous nourrissez les illusions des apôtres bourgeois de la paix." Rosa Luxemburg avec Lénine |
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- Donc, pour qu'il y ait vraiment lutte des classes, pour que tout le prolétariat organisé entre en bataille contre le capitalisme, il ne suffit pas qu'il y ait antagonisme des intérêts entre les capitalistes et les salariés, il faut que les salariés espèrent, en vertu des lois mêmes de l'évolution historique, l'avènement d'un ordre nouveau dans lequel la propriété cessant d'être monopoleuse, cessant d'être particulière et privée, deviendra sociale, afin que tous les producteurs associés participent à la fois à la direction du travail et au fruit du travail. |
Seulement, à mon avis, Jean Jaurès a été très imprudent en invoquant ce qu'il appelle un principe, et ce que j'appelle, moi, un fait : la lutte de classes. |
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"Ce n'est pas nous qui sommes les destructeurs de la propriété individuelle. Nous en serons au contraire les restaurateurs" |
Il ne peut rien y avoir de changé dans la société actuelle tant que la propriété capitaliste n'aura pas été supprimée et n'aura pas fait place à la propriété sociale, c'est à dire à votre propriété à vous. |
| Facile de parler en général de lutte des classes, mais il faut examiner chaque cas particulier. Il ne suffit pas de connaître la direction générale des vents oour déterminer d'avance le mouvement de chaque arbre, le frisson de chaque feuille de la forêt. |
Jean Jaurès fait fi de la lutte des classes, de la solidarité internationale. Rosa Luxemburg |
| Références : Le Grand Jaurès de Max Gallo/ Le grand débat : Jaurès-Lafargue-Guesde |
1. égalité des sexes
2. restaurer la confiance dans les institutions démocratiques
3. renforcer les droits et libertés individuelles contre l'etat
4. dynamiser les régions et les communautés
5. revitalisation de la classe moyenne
6. protection de l'environnement
Le vote des Suisses contre les minarets a été une surprise. Ici à Genève, nous donnions peu de crédit à cette initiative. Je ne crois pas qu'il y ait de la peur.
Même si les Suisses éprouvent les mêmes angoisses que tous les peuples européens devant la montée de l'islamisme radical. Il est vrai que la question était un peu absurde puisqu'il est possible
avec l'arsenal des lois actuelles de contrecarrer à la construction de minarets. Si l'UDC n'y allait pas par quatre chemins en désirant freiner l'islamisation rampante, les créateurs de
l'initiative intelligemment avait présenté celle-ci comme une manière de lutter contre l'islamisme radical et les minarets à l'instar de
Abdelwahab Meddeb comme des symboles guerriers. L'UDC, en bonne vieille droite autoritaire, me paraît dangereuse
dans ses initiatives à vouloir briser le consensus démocratique suisse, à concentrer l'exécutif et à renforcer les prérogatives de l'État.
Les Suisses ont répondu dans ce sens : le minaret comme symbole guerrier. Je ne crois pas qu'il y ait des consultations équivalentes en Europe. Et s'il y a un pays européen où il fait bon vivre
en tant que musulman, c'est bien la Suisse. On écoutera l'intervention d'Abdelwahab Meddeb sur France-Culture, le vendredi précédant le vote. On
lira le compte rendu d'Yvan Rioufol qui me paraît plus proche de la réalité que les diatribes bien françaises
sur la peur. Ce vote pour Daniel Pipes est un gage d'espoir. "Pour ces raisons, le vote suisse représente un
possible tournant décisif pour l'islam européen."
Quant au vote soit disant anti-frontalier qui avait fait couler beaucoup d'encre, il y a quelques semaines, leurs prétendants ont été balayés ces dernières semaines. Les Genevois ont approuvé une
initiative coûteuse (Le CEVA) permettant de relier Annemasse et la gare de Genève.
Genève étant une petite ville, il m'est arrivé d'avoir des conversations téléphoniques avec Hervé Falciani, que je prenais pour un type tout à fait sympathique, solide dans ses compétences et
très posé. En écoutant cette vidéo, qui tente de dédouaner cet espion fiscal à la solde du
gouvernement français, la surprise céda la place à l'agacement de voir l'État se comportait comme une bande de receleurs (pour employer l'expression du gouvernement suisse).
Je travaille à temps plein pour l'instant dans une multinationale. Lorsque je ne travaille pas, je pratique un art qui occupe toutes mes heures de loisirs et qui n'a rien à voir avec ce blog, ni avec mon travail. Ainsi je travaille à 100% et mon autre 100% est consacré à cette passion devenue une véritable petite entreprise. Lorsque je ne pratique ni cet art, ni n'exerce mon travail, je me passionne pour la politque et l'économie. J'ai songé plusieurs fois à mettre un terme à ce blog de façon officielle, mais l'actualité, mes rencontres et mes passions me pressent toujours à écrire de nouveaux articles. Je m'excuse auprès de mes lecteurs pour la publication hiératique de mes messages, mais sauf avis contraire, je continue...,