
Alors que nous sommes dans une période keynésienne, que les actions des gouvernements semblent les seuls à même de juguler la crise finacière. le sophisme de Bastiat sur la vitre cassée dans "Ce qu'on voit
et ce qu'on ne voit pas" est plus que jamais d'actualité. Il nous dit que chaque investissement effectué par l'état pour le sauvetage des banques, l'environnement, les transports, détourne
cet argent d'investissements qui auraient été réalisés spontanément par le marché. Ainsi, cet argent détournée de ses fins premières a de fortes chances d'alimenter quelque entreprise parasite ou
de disparaître dans un trou béant et inutile. Cette parabole est fréquemment citée : ici "Henry Hazlitt and the Bail-out", là "Broken Glass everywhere". De plus, Les actions destructrices, les catastrophes naturelles confèrent à la violation de cette règle élémentaire de
l'économie, une nouvelle jeunesse.
Voici une traduction d'un petit article simple et pédagogique nommé "Government Projects do not "Create
Jobs". Avec toujours en filigrane le sophisme de Bastiat.
Hier en conduisant, j'ai entendu une publicité vantant les dépenses de l'Etat sur les routes. L'idée de routes mieux gérées et entretenues semble raisonnable et
j'ai pensé que l'annonce était pertinente - particulièrement pendant que j'affrontais des nids de poule.
Il y a des améliorations potentielles qui peuvent être apportées aux routes du Michigan juste en changeant quelques détails sans dépenses nécessairement croissantes. De plus, il y a beaucoup de
manières pour l'état de faire les mêmes choses pour moins d'argent.
L'annonce radio remarquait que de meilleures routes sont plus sûres - CORRECT. Ensuite elle a indiqué que de meilleures routes aident les entreprises à fonctionner - OK. Mais elle a commis une
erreur de logique et d'économie quand elle a statué, « la dépense de l'état sur des projets de construction de route créera des emplois et améliorera notre économie. » C'est seulement
la moitié de ce qu'il faut dire.
Les projets d'état peuvent créer des emplois, mais la question appropriée est: créent-ils de la richesse ? L'état a pu facilement ramener le chômage du Michigan à 0% en donnant mandat à des
citoyens sans emploi de nettoyer certaines zones. L'emploi seulement n'est pas un bon indicateur de succès économique ; la richesse globale l'est. Même si la dépense d'état peut « créer des
emplois, » la création seule des emplois ne fait rien pour la prospérité globale ou le niveau de vie de notre état.
La question est désormais, les projets d'état, comme le prétend l'annonce « améliorent-ils notre économie » ? La réponse est non.
Disons que l'état dépense $1 milliards sur des projets de construction de route. Il est facile de voir tous les travailleurs et machines utilisés pour absorber les $1 milliards de valeur dans les
projets. Il semble que tous ces travailleurs et la fabrication de toutes ces machines signifient la croissance de l'économie. Mais d'où ce $1 milliards proviennent-ils ?
Il provient des contribuables. Quelle utilisation ce $1 milliard aurait-il eu s'il n'avait pas été dépensé sur des routes ?
Un milliard de dollars divisé par la population de l'état fait $100 par citoyen. Qu'auraient fait ces citoyens avec $100 supplémentaires ? Certains l'auraient dépensé au cinéma, certains en
vêtements, d'autres auraient pu épargner ou investir. Si chaque citoyen avait pu dépensé cet argent alors chaque cinéma, détaillant, épicier, ou gestionnaire de fortune auraient reçu plus et
auraient produit plus de marchandises - et auraient engagé plus de personnes pour les fabriquer et les vendre. Combien en plus ? Pour $1 milliard de dollards.
Mais ce n'est pas tout. Dans les mains des personnes privées, ces $1 milliards seront dépensés et alloués sur des choses qui sont la priorité la plus élevée pour ces personnes. Ces actions
envoient une série de signaux pour le marché concernant quelles choses sont à produire en plus grandes quantités et dans quels domaines il faut plus investir. Ceci produit une concurrence féroce
parmi les fournisseurs des divers éléments achetés, les poussant à trouver de meilleurs moyens de créer de meilleurs produits pour moins cher. Voilà comment la richesse est créée. La concurrence
stimule l'innovation, qui augmente la productivité.
Quand le gouvernement dépense de l'argent, il prend simplement cet argent d'un endroit (contribuables) et le place à un autre (Employés d'état, routes, etc.). Quand les personnes privées
dépensent l'argent, cet argent a toujours le potentiel de créer la richesse parce qu'elles choisissent la meilleure utilisation entre les entreprises de concurrence ou les banques.
Quelque soit votre sentiment sur la nécessité d'améliorer les routes, ne laissez pas le mythe de la « création d'emplois » et la « poussée de l'économie » être le fondement de
votre raisonnement.
Après 6 ans de travail à mon poste, je viens de me faire virer de celui-ci. Je ne suis pas viré de l'entreprise, je suis remplacé par un jeunot fringant et ambitieux. Je change de poste et dois "retourner au fond de la mine". Je me retrouve dans un poste difficile (celui qu'occupait avec peu de résultats mon remplaçant) et je ne sais pas encore si je serais capable de l'assumer. Mon éviction est-elle le fruit d'un capitalisme sauvage et débridé? En apparence oui, car même si mes compétences étaient reconnues, le jeune manager qui m'a mis de côté l'a fait avec quelques manoeuvres, mais sans justification très solide. Le fait du Prince.
Il me semble aujourd'hui que les grandes sociétés ont un problème : celui de la mesure et de la gratification de leurs collaborateurs. Le jeune manager qui m'a mis dans un placard, agit comme un petit chef au sein de la société.Information dirigée uniquement sur une poignée de collaborateurs à sa botte et triés sur le volet. Il ne joue le jeu de la collaboration qu'avec ceux qu'il a choisi comme faisant partie de sa cour. Avec son petit bastion qu'il a aménagé au sein de la société, Il ne collabore que très rarement avec les autres entités, en dirigeant ses efforts uniquement sur ses potentiels de gratification. Mensonges par omission si nécessaires afin d'endormir sa hiérarchie qui ne demande que cela, ne voyant que le compteur des ventes à court-terme.
Les sociétés ne savent pas mesurer et mettre en lumière les personnes qui participent à son expansion, particulièrement les personnes qui ne sont pas au premier rang sur le front, et qui supportent les ventes au quotidien. Tout cela a peu de choses à voir avec le libéralisme voire avec le capitalisme.
Dans un registre à grande échelle, dans le livre "UBS, les dessous d'un scandale", Myret Zaki décrit la course aux bonus qui aveugle une direction et des administrateurs de pacotille. "Marcel Ospel semblait d'ailleurs surtout mû par sa mégalomanie et par les salaires prodigieux de ses homologues, qui pouvaient atteindre plus de 50 millions de dollars lors des deux dernières années. Pour mettre en oeuvre sa politique de développement agressive sur les marchés financiers aux États-Unis, UBS a débauché les meilleurs traders en leur proposant des ponts d'or."
Le pain français devient de plus en plus mauvais. A tel point, que le libéral en vient à douter d'une quelconque main invisible aux effets bienfaiteurs. Je me retranche désormais sur la Suisse où il fait des progrès notables. Il paraît qu'au Québec également, on se régale. Par bon pain, je veux dire "pain cuit" avec une croûte épaisse qui lui permet de se conserver quelques jours sans sécher, une farine consistante et très légèrement odorante. Il est étrange de constater que ce n'est pas toujours la faute du boulanger. Si on reste un moment dans la queue, on entendra cette litanie : "Pas trop cuit!". "Une habitude du pain industriel moulé et des hamburgers prisés par les plus jeunes."
En ce sens, le boulanger s'adapte à ses consommateurs. Dernier retranchement, il reste les boulangeries Bio. Chez Satoriz, le pain y est rustique, varié, mais plus cher. Néanmoins, il se conserve, bien qu'il faille encore faire attention à sa cuisson. On lira le blog d'Econoclaste qui fait la même constatation...
Un petit rappel sur Thanksgiving : Ce n'est pas le souvenir d'une bataille de sang, la célébration d'une guerre passée, la mort d'un illustre, le culte d'une personnalité, une fête religieuse... Non. Cela s'apparenterait à la célébration des droits de propriété...
"En 1620, la plantation de Plymouth était fondée avec un système des droits de propriété communaux. La nourriture et les approvisionnements étaient tenus en
commun et distribués en se basant sur l'égalité et la nécessité déterminés par des fonctionnaires attachés à la plantation. Les gens reçevaient les mêmes rations qu'ils aient contribué à produire
la nourriture ou non...."
"Confronté à la famine potentielle au printemps de 1623, la colonie a décidé d'implémenter un nouveau système économique. A chaque famille a été assignée une
parcelle de terrain privée. Ils pouvaient alors garder tous qu'ils se sont développés pour eux-mêmes, mais désormais eux seuls étaient responsables de se nourrir.
Cette modification, Bradford a eu beaucoup de succès, parce que elle a rendu toutes les mains très productives, pour beaucoup plus de maïs planté. Donner aux gens des incitations économiques a
changé leur comportement."
Le cycle de Doha est relancé. Les USA vont négocier avec l'administration Bush, plus ouverte au libre-échange que semble l'être Obama. Après les précédents échecs de Doha et la dernière crise des
matières premières, pour theeconomist, ce serait une honte de ne pas aboutir. "Farmers in emerging economies are victims without any say, as they are
shut out of rich EU markets. If EU leaders defend protectionist farm policies in December, it will be more than a disappointment. It will be a cause for shame." TheEconomist.
On écoutera Pascal Lamy, hier sur France-Culture, plaidant
pour plus d'ouverture des marchés et plus de protection sociale.
