Dimanche 20 juillet 2008
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Devant les appels à la violence et la passivité du pouvoir: une pétition proposée par nombre d'artistes marocains pour lutter contre l'intégrisme musulman.
Par Goucho
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Samedi 5 juillet 2008
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18:33
Au fond de son kaléidoscope, l’alter-mondialiste Naomi Klein décrit le libre-échange en rouge sang
et irise les cris d’orfraie des hordes nationalistes, du bleu de la liberté. Pour donner plus de consistance à son allégorie, une figure hasardeuse : le gentil docteur Milton Friedmann dont
l’humble rictus cache un goût irrépressible pour le remède de cheval. Sous la loupe de Naomi Klein, on distingue la barricade vengeresse sur laquelle flotte au vent du désert le résistant Mustafa
al-Sadr; le drapeau du Hezbollah, ébouriffante figure de proue d’un Liban moderne; la gouaille de Mahmoud Ahmadinejad qui a remplacé la poésie iranienne par l’art récurrent de remettre en place
les Juifs du monde; le spécialiste des blagues américaines Hugo Chavez et l’inusable timonier du Tee-Shirt: Che Guevara. Face à cet aréopage lumineux fleurissant sous la cendre du capitalisme, on
aperçoit sous la lucarne droite de la charmante Naomi, Madame Thatcher. Cette harpie profiteuse de la guerre non déclarée des Malouines, dont le crime le plus apparent, malgré le fait qu’elle ait
houspillé quelque trublion en grève, fut sans doute d’avoir empêché l’équipe d’Angleterre de football de gagner le moindre titre de gloire depuis des lustres, en ouvrant son gazon à tous les
baroufs de la mondialisation. On trouve à ses côtés l’outrecuidant Pinochet. Celui qui après quelques années bien ancrées dans la torture et le sang, trahit son icône bardée de lunettes noires.
Sous les conseils lubriques de Friedman entouré de sa clique de mannequins de Chicago, il ne noya pas le Chili dans la plus extrême pauvreté comme l’aurait parachevé n’importe
quel dictateur digne de ce nom.
Eltsine empêcha les militaires de faire une révolution nationale « en douceur » en appliquant une politique basée sur un capitalisme sauvage et sans loi dont le brave Poutine se délecte
encore des effets. On trouve même ce funambule plus féru de vodka que de milices, nominé « grand Pinochet Russe », comble de l'histoire réifiée, au pays de Staline.
On trouvera l’égal à lui-même, le punching-ball néoconservateur, l’inexpugnable Georges Bush, qui pour le coup, endosse les habits du plus tranchant des néolibéraux. Remerciements à celui qui de
la façon la plus keynésienne du monde a affublé la dette des USA de nombreuses loques et d’une guerre discutable. Finalement, la stratégie du chocolat de Naomi Klein consiste à prendre une autre
voie que la pompeuse méthode dictée par les adeptes de la régulation totalitaire, le (néo)libéralisme, et à finir (sans masquer les difficultés), par dévorer un gâteau au chocolat qui consiste à
se libérer de la pauvreté extrême et à entrer dans le concert des nations les plus dynamiques du monde. Le dernier livre de Naomi Klein est une nouvelle bible pour les anticapitalistes de la
gauche totalitaire bobo qui risquait de s’essouffler. Les altermondialistes confondent allègrement libéralisme et corporatisme. En attaquant de front le (néo)libéralisme sans crainte de
plier grossièrement la réalité à leurs fantasmes, on se demande parfois si les alter-mondialistes ne sont pas des libéraux contrariés.
Prochain message : traduction de la critique du livre de Naomi Klein « La stratégie du choc » par Johan Norberg
Par Le crédule libéral
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Mardi 10 juin 2008
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Jean Ziegler est un essayiste suisse particulièrement virulent envers le capitalisme des grandes entreprises. Je n'ai pas lu son livre "L'empire de la honte"
, mais en général lorsqu'on s'en prend aux grandes entreprises, c'est plutôt pour dénoncer un capitalisme sauvage avec des accents alter-mondialistes. "L'intérêt privé s'est imposé, au lieu de
l'intérêt collectif." Je me suis amusé lorsque France-Inter en guise d'échauffement à l'émission de Daniel Mermet a repris ses déclarations. Sans doute, a-t'on mal lu entre les lignes mais sa diatribe plaide également contre un protectionnisme des grands pays comme les
USA, le Canada et l'Autralie qui subventionnent leur agriculture.
"Je souhaitais trois décisions. Tout d'abord, l'interdiction totale de brûler de la nourriture pour en faire des biocarburants. Ensuite, retirer de la Bourse la fixation des prix des aliments
de base, et instaurer un système où le pays producteur négocie directement avec le pays consommateur pour exclure le gain spéculatif. Troisièmement, que les institutions de Bretton Woods, notamment
le Fonds monétaire international, donnent la priorité absolue dans les pays les plus pauvres aux investissements dans l'agriculture vivrière, familiale et de subsistance."
La France est en Europe le héraut de ce type de
politique et l'arrivée de Sarkozhy n'y a rien changé. Il est piquant également de savoir que les principaux soutiens à ce protectionnisme prédateur ne sont pas les Bush et encore moins McCain, mais
plutôt la radieuse Hillary et le charismatique Obama (à leur décharge avec nombre de républicains également) dont on ne saurait douter de l'attachement virtuel à vaincre la pauvreté et la faim dans
le monde. Voir l'article de Johan Norberg ici.
"The hypocrites Obama and Clinton"
Par Le crédule libéral
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Samedi 31 mai 2008
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Le modèle de l'UBS avait été trés bon en 2006 pour prévoir le vainqueur de la coupe du monde de football. Pour l'Euro, plus difficile à modéliser et beaucoup plus
concurrent, elle avance la République Tchèque. Voir ici.
Par Goucho
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Mardi 20 mai 2008
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00:23
Entendu, il y a deux mois cette petite conversation dans une petite poste de village en Suisse entre le guichetier et un Vénézuelien d'une soixantaine d'années.
"De toute façon, tout le monde sait que les enfants des FARC font leurs études à Caracas." Aujourd'hui, la collusion entre les FARC et Chavez semble une évidence, d'autant plus que le PC
de Reyes n'a pas été trafiqué par les services colombiens. Pour notre ami Daniel au Venezuela, cela fait longtemps que ces accointances ne font pas de doute.
"We already knew that. The difference now is that there will be
real documents that could not be excused away by Chavez (and Ecuador's Correa who had no business at all in cavorting with the FARC this early in his term)."
Voir ici.
et là : ("Evidence of Venezuela's support for terrorism could carry Hugo Chávez to the pariah status he deserves")
Par Le crédule libéral
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Lundi 10 mars 2008
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08:50
La politique de Poutine n'est pas responsable de la croissance russe. Les droits de propriété ne sont pas respectés et les décisions de l'Etat sont arbitraires. Par manque de
libéralisme, la croissance russe est fragile, devenue très dépendante du pétrole. On lira The Economist de cette semaine dans un excellent article.

"After a decade of growth, Russia is still only back to the level it reached just before the fall of the Soviet Union. And one thing is certain: it will not reach
first-world prosperity, as promised by Mr Putin and Mr Medvedev, with third-world institutions. To grow further, it will need to dismantle the lawless system Mr Putin has
created."
Par Le crédule libéral
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Samedi 2 février 2008
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22:31
Depuis que j'ai souscrit un abonnement à une chaîne internet via ADSL (en Suisse, pour ma part) ma
vie d'"audimateur" a changé. Le logiciel a complètement transformé mon rapport à la télévision. Adieu, les regards légumiers et indifférents, adieu les émissions de routine qui tuent le
temps sans correspondre à ce qu'on a envie d'écouter sur le moment. Désormais, je ne regarde plus que ce que je choisis. Il m'est possible d'enregistrer les émissions qui passent à des heures
tardives et de les voir quand bon il me semble, d'en changer la langue. Désormais, grâce au disque dur contenant jusqu'à 100 heures de programmation, je ne regarde plus que
les émissions qui m'intéressent. Il m'arrive finalement assez peu souvent de regarder le direct. L'interface Homme-Machine fournie me permet de naviguer dans la liste des
quinze jours à venir, de faire des recherches par mot clé, d'enregistrer des séries d'émission. Je me sens plus responsable face au tube cathodique ou du moins ce qu'il en reste. Cerise sur le
gâteau, je passe rapidement sur les pubs. En gros, je vois plus de choses, je fais le tour du monde, je suis plus attentif et je gagne du temps!
Par Goucho
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Lundi 21 janvier 2008
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18:49
Après avoir vu sur Arte le film Kennedy-Oswald, je suis tombé sur l'article de Daniel Pipes à propos du livre de James Piereson, "Camelot and the Cultural Revolution: How the
Assassination of John F. Kennedy Shattered American Liberalism." La thèse sur l'assassinat de Kennedy qui prévaut aujourd'hui est celle de l'individu allumé, Lee Harvey Oswald, qui prend
l'initiative de tuer le président Kennedy. Cette thèse du film n'est pas en contradiction avec celle indiquée par Pipes. Bien au contraire. Le film insiste peu sur les accointances de Oswald avec
le communisme mais son geste solitaire est directement inspiré de son militantisme politique en faveur de Cuba et de l'URSS. Pour l'auteur du livre, le plus surprenant c'est
la volonté de la gauche américaine de se cacher ce fait là et de promouvoir des contre-feux pour brouiller les cartes et laisser entendre une autre vérité. Ainsi le "complot" s'il en est un n'est
pas l'assassinat de Kennedy mais la volonté de la gauche de ne pas affronter la simple vérité.
"Piereson explique que si l'assassinat de Kennedy a si profondément
affecté le libéralisme, c'est parce qu'Oswald, un communiste inspiré par la Nouvelle Gauche, a abattu Kennedy pour protéger le règne de Fidel Castro à Cuba contre un président qui, pendant la crise
des missiles de 1962, avait brandi l'option militaire américaine. En bref, Kennedy est mort parce qu'il s'était montré particulièrement ferme dans la guerre froide. Les libéraux ont renâclé devant
ce fait qui contredisait leur système doctrinal et ils ont préféré présenter Kennedy comme une victime de la droite radicale et un martyr de la cause libérale."
Par Le crédule libéral
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Mercredi 16 janvier 2008
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00:24
Traquant les errements de la gauche totalitaire avec l'avatar qu'est Goucho, le crédule libéral n'est jamais allé aussi loin. Les conservateurs américains ne font pas dans la
dentelle! La social-démocratie plébiscitant l'État serait selon Jonah Goldberg "Liberal Fascism: The Secret History of the American Left, From Mussolini to the Politics of
Meaning" dans la droite lignée du fascisme. C'est Daniel Pipes qui rapporte ceci dans l'article suivant.
Extraits :
"Goldberg dissèque le programme libéral américain – racial, économique, environnemental, même le «culte du bio» – et montre ses affinités avec ceux de Mussolini et Hitler."
"Hillary Clinton espère «insérer l'État profondément au sein de la vie familiale», un pas essentiel du projet totalitaire."
Par Le crédule libéral
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Mercredi 9 janvier 2008
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22:49
On s'agite beaucoup dans le petit monde des républicains libertarians ou "conservateurs libertaires" comme les a denommés France-Culture. Les candidats républicains sont
assez différents les uns des autres alors qu'on a plutôt le sentiment d'une bataille d'images entre les démocrates. Les programmes des démocrates semblent assez similaires.
Pressé par nombre de libertariens, Johan Norberg exprime à contre-pied sa sympathie pour McCain et s'irrite de plus en plus envers Ron Paul qu'il qualifie de "Hooligan Libertarian". Les raisons de son opposition à Ron Paul sont les suivantes:
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La campagne anti-immigration très agressive et très peu cosmopolite
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Son insistance sur le départ rapide des Américains d'Irak alors que cela semble irréaliste.
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Son manque de pragmatisme qui veut lui faire supprimer toute sorte d'institution défendant le libre-échange sachant que dans la situation actuelle, cela reviendrait à favoriser
le protectionnisme.
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Son refus inconsidéré de tout coup de pouce à l'éducation et à la recherche, sur le principe défendable, mais qui dans certains cas auraient des conséquences néfastes
Dernier rebondissement, New Republic a publié un article
""Angry White Man par James Kirchick" au vitriol basé sur les newsletters . "What they reveal are decades worth of
obsession with conspiracies, sympathy for the right-wing militia movement, and deeply held bigotry against blacks, Jews, and gays. In short, they suggest that Ron Paul is not the plain-speaking
antiwar activist his supporters believe they are backing--but rather a member in good standing of some of the oldest and ugliest traditions in American politics."
Sur ce Johan Norberg pronostique "the end of Ron Paul". Dommage!
Par Le crédule libéral
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